L’ombre des voyageuses

Pierre Pelot
dimanche 5 avril 2009
par mathieu
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Pocket 2008

6/10

J’ai beaucoup de respect pour Pelot. En particulier parce qu’on lui doit l’adaptation de « l’été en pente douce » en 80. Pour son style aussi, pour ses phrases qui roulent comme les innombrables galets tapissants, au bas des pentes luxurieuses de végétation sauvage, l’onde fraiche et limpide qui les roule en bruissant de ces chocs sourds et caractéristiques que les masses minérales font tinter dans leur folle farandole inlassablement répétée.

Ici on apprend comment la « Rouge Bête » (Esdeline Favier, qui doit son surnom à sa chevelure rousse), adolescente, puis femme, s’est faite tour à tour manipuler, séduire, abuser, par son père, son oncle et son presque cousin Cauvin...
Cela se passe avant l’indépendance des Etats Unis (1581). Comment Esdeline naviguera depuis ses montagnes (après « l’accident ») de Lorraine (?) jusqu’aux rives du nouveau monde.

Histoire de plus en plus rocambolesque et flash backs un peu lourdingues.
Il m’a semblé que les jonctions temporelles étaient un peu bâclées mais bon, c’est très lisible et constellé de véritable perle en terme de descriptions romanesques.