Voyage au bout de la nuit

Céline
lundi 21 février 2005
par mathieu
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Edition : folio, Gallimard 1952

6/10

L’engagement inconscient, la conscience de la boucherie, la convalescence, Lola l’infirmière américaine, Musyne la pianiste et le temps du gigolo éconduit : l’amour... p.104 « D’être amoureux de Musyne si mignonne je pensais que ça allait me douer de toutes les puissances, d’abord et surtout du courage qui me manquait, tout ça parce qu’elle était si jolie et si joliment musicienne ma petite amie ! L’amour c’est comme l’alcool, plus on est impuissant et saoul et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits. »

Puis c’est la fuite à l’étranger. Le singulier personnage, trop lettré et trop misanthrope, est « non grata » sur le navire qui l’emporte en Afrique de l’Ouest, au Togo.
Heureusement, p.158 « Tant que le militaire ne tue pas, c’est un enfant. On l’amuse aisément, n’ayant pas l’habitude de penser dès qu’on lui parle il est forcé pour vous comprendre de se résoudre à des efforts accablants. »

Lâcheté grandiose, autocentrisme maladif et méprisant, il parcourt le monde comme un jeune homme un hospice pour vieux décrépits. Le tout narré avec une drôle de verve.


D’énormes envolées lyriques mais tellement difficile à lire intégralement...