Un amour

Dino Buzzati
vendredi 20 mars 2009
par mathieu
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ma note : 6/10

Antonio Dorigo est un homme d’âge mur qui s’éprend d’une jeune prostituée : Laïde Anfossi, qu’il a rencontré chez Mme Ermélina. Il l’aime de façon éperdue, d’un amour qui va l’enchaîner au bon vouloir de la belle et l’amener à faire les choses les plus déshonorantes qui soient. Antonio souffre, mais n’y peut rien changer. Il aime et craint de perdre sa dulcinée à en devenir fou. Elle, se joue de lui. Elle accepte son argent et semble prendre un malin plaisir à le faire souffrir, le menant par le bout du nez, lui cachant bien des choses sur sa vie volages et mystérieuse. Marcello, occupe une place de personnage ambigu, auprès d’elle. Cousin, amant, un homme fruste, opposée du caractère d’Antonio.

rubicon du primo lecteur

Le couple impossible trouve un compromis. Antonio versera 50 000 lires par mois à sa douce pour quelques moments d’intimité. Dans ces moment elle montre le mépris qu’elle a pour lui, joue avec lui... Lui, se tait, courbe l’échine. Il l’aime et devient le pire des lâches tant il craint de la perdre tout a fait.

Pendant qu’il se lamente et imagine le pire, elle, commet le pire avec la plus grande désinvolture. Il le sait, tout le monde le lui dit, les faits sont là, patents, mais il refuse de le croire. Il est prisonnier de ce jeux sado masochiste. Il aime.

Un beau jour il craque et rompt. Mais l’éloignement est pour lui bien pire encore que la persécution. N’y tenant plus, il renoue quelques temps plus tard.

Cette fois les choses semblent avoir changées, être plus claires. Laïde Anfossi attends un enfant, de lui sans doute.

Fin Lui, du haut de sa tour d’argent bourgeoise la pousse peut être à le détester autant, lui renvoyant ainsi le mépris qu’il se cache à lui-même. Jamais il ne la demande en mariage. Tout au long du roman le lecteur soufre, espère et craint avec Antonio Dorigo. Il fait pitié, même, dans sa naïveté idiote d’amoureux aveugle. C’est un enfant (gâté ?).