La ballade de l’impossible

Haruki Murakami
dimanche 8 décembre 2013
par mathieu
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Numéro 4214, 2007, 446 pages.

7/10

Watanabe se remémore ses tendres années en de longs flash-back. Alors qu’il est à la Fac, il rencontre de façon fortuite une camarade du Lycée : Naoko. Avec elle il passe de longs moments à marcher, randonneurs solitaire à deux, la suivant elle et parlant peu. Cela se renouvelle quelques fois le WE. Ils prennent le train et partent randonner. Naoko, c’était la petite amie de son meilleur copain du Lycée : Kizuki. A 17 ans Kizuki s’est suicidé sans explication et les laissant seuls, tous les deux. Naoko est très belle. Watanabe va coucher avec elle merveilleux moment pour lui qui n’est pas coureur mais plutôt romantique, voir abstinent. Sinon, Watanabe est un étudiant modèle. Il ne s’intéresse pas aux autres et tache d’être bon dans ce qu’il entreprends.

Rubicon du Primo lecteur

Amitié de Nagasawa, futur diplomate misanthrope, grand lecteur, Watanabe éveille la curiosité puis l’amour de sa coreligionnaire du cours de théatre II Midori. Midori est franche jusqu’à incandescence, autonome et très mature, à sa façon. Sa mère est morte et son père, propriétaire d’une petite librairie de cartier, se meurt. Les WE vides de Watanabe, ceux où contrairement aux autres jours « il ne remonte pas ses ressorts », il les passe avec elle, à contempler des incendies ou dans les cinémas pornos. Mais son amour romantique et platonique sauf une fois pour la belle ténébreuse Naoko le tient. D’autant que cette dernière à disparue de la circulation. Il lui rends visite dans l’HPS où elle se repose. Proche de l’antipsychiatrie, l’établissement montagnard soigne ses malades en leur faisant vivre une expérience communautaire et solidaire. Là il se rapproche de Naoko, plus belle et évanescente que jamais et fait la connaissance de Reiko, pianiste prodige décompensée. Le jeux de passe à 4 continu, bloquant Watanabe comme un héro de tragédie d’Euripide jusqu’au suicide de la belle. Libérée, Reiko peut sortir de l’asile, coucher avec Watanabe et celui-ci entrer dans la vie adulte.

Se lie-t-il durablement avec Midori ? Cela est suggéré.

Note perso : Il semblerais que Murakami, dont c’est le premier roman, à utiliser nombre de notes éparses pour tisser le patchwork de son récit. L’amour, la folie, l’amitié, l’image de ce qu’est l’age adulte lorsqu’on est jeune... le tout, sans doute issu d’une expérience cohérente, forme un tout assez homogène et juste assez original pour être surprenant.


Très bon à lire.



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