Gorgias

Platon
lundi 24 mars 2014
par mathieu
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7/10

Platon, dans ce dialogue avec Gorgias (et ses compagnons), nous donne un un cours de philosophie en opposant cette dernière à la rhétorique. La rhétorique servant à démontrer la vérité d’un fait quel qu’il soit (pour gagner un procès en convaincant les juges, par exemple) peut s’opposer à la philosophie que défend Socrate dans un cas : si elle ne permet pas de punir un coupable ou, pire, si elle permet à un criminel de se convaincre de son innocence.

Socrate définit la philosophie comme le bien suprême puisque-elle est l’amour de la sagesse, territoire de prédilection de l’esprit, pur. La dichotomie corps (impur) et esprit (beau) est clairement exposée p292. Le corps est le lieu de la passion, des plaisirs terrestres et en cela comparable à la gymnastique. Gymnastique (travail du corps) que Socrate oppose à la médecine, art (science) du corps par excellence.

Fidèle à sa maïeutique (accoucheur des âmes), Socrate expose ses arguments pas à pas dans un dialogue où il demande systématiquement, à chaque nouvelle idée avancée, l’adhésion de son interlocuteur. Son propos central est de convaincre de l’inutilité de la rhétorique en avançant l’idée que celui qui est injuste souffre bien plus que celui qui est victime d’une injustice. Ainsi, juger quelqu’un pour sa faute est la seule chose qui puisse le libérer de son fardeau.

Pour cela il explique que les remèdes aux maux ne sont souvent pas plaisants. Le médecin est en guerre contre son patient, pour le bien de ce dernier. Contrairement à son serviteur qui est complice du plaisir d’autrui. Il ne faut pas choisir le plaisir contre le bien. Seul le philosophe, ami du bien et du beau ira au « paradis » (dans les iles des bienheureux) p.308.

Il faut être philosophe, un homme juste et bon, pour trouver la félicité sur terre et au delà.

On a ici les bases de la religion catholique. Comme si toujours, l’Homme avait cherché à convaincre ses semblables d’une intuition : la bonté est supérieure au mal... sans jamais réellement y arriver.


Redondant et relativement fastidieux à lire. La méthode de Socrate fonctionne clairement pas analogies avec des concepts simples. Si A et B son comparables et que A est juste alors B est juste. Aucun concept transcendantal n’est utilisé, et au bout du compte Socrate a recours au Divin et à la vie après la mort pour fonder son raisonnement.