Premier de Cordée

R. Frison-Roche, Arthaud, 1941
dimanche 15 juin 2008
par mathieu
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4/10

Pierre Servettaz doit partir chercher le corps foudroyé de son père au sommet du Dru. Pour les guides alpins de Chamonix, c’est une question d’honneur. Seulement Pierre était destiné par son père à diriger une petite entreprise familiale d’hôtellerie. Guide, c’est trop dangereux. Seulement au cours de l’ascension il « dévisse » et se blesse à la tête. Le médecin est formel : il sera sujet au vertige, c’est incurable. Pierre broie du noir, même si Aline l’aime d’amour. Ses copain l’emmènent voir l’élection de la reine de l’alpage. (ce chapitre sur les meurs exotiques des montagnards l’été est assez impromptu, enfin...). Pour finir, c’est avec Georges (porteur estropié de feu son père) que Pierre va vaincre sa peur du vide en réussissant une ascension fabuleusement difficile. Comme on s’en doutait : le destin est très fort : Pierre sera guide, comme son papa.

Mon édition jaunie est entrecoupée de photographie de montagnards en tenues d’époque. Cela renforce pas mal un certain sentiment d’exotisme historique que j’ai pû avoir en le lisant. Sinon, ce n’est pas vraiment passionnant, le fil du récit, comme une ascension ratée, monte en tension, fait du plat et du sur-place, revient parfois en arrière et n’atteint pas forcément de sommet. Mais quelques scènes pittoresques ou dramatiques, quelques répliques qui fleurent bon le bon gros montagnard viril valent le détour.

Bref, ça a tout de même vieilli.