René Caillé à Tombouctou

Oswald Durand, Maison Name, 1944
dimanche 6 juillet 2008
par mathieu
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6/10

A travers ses préjugés et ses intérêts culturels (cf position de cadre de l’administration coloniale française en Afrique de l’Ouest sub-saharienne) M. Durand nous raconte le périple poignant de cet aventurier ayant enduré milles tortures pour accomplir son rêve : pénétrer en Afrique de l’Ouest et rallier Tombouctou depuis la côte.

L’auteur, de par sa position, semble assez bien renseigné (p.35, « les archives du cercle... »)

Il connaît l’Afrique noire française du début du XXème siècle et celle de la fin du XIXème par témoins oculaires interposé, d’où certaines confusions.

Il nous conte de manière épique les souffrances endurées par René Caillé, les humiliations, la déception souveraine devant la citée de Tombouctou tant vénérée, mais aussi la soif de connaissances, la curiosité de ce précurseur des grandes explorations qui, toujours, le fit aller plus avant entre 1816 (1826 ?) et 1828, parcourant les 5 000 kilomètres qui séparent le Bénin de Fez.