Les frères karamazov

Dosoïevski
dimanche 6 juillet 2008
par mathieu
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6/10

« La vie est un paradis, dit l’adolescent Markel, nous sommes au paradis mais nous ne voulons pas le savoir. » intro, p. XLIII

Mais l’âme volontairement fermée retourne dans son infini sans avoir aimé et plus jamais elle ne sera. Elle n’a pas voulu créer le paradis sur terre et, trop tard, elle connaîtra l’enfer du regret. Les justes, les bons sont coupables comme les autres, car leurs lumières n’est pas assez forte et n’éclaire point les âmes criminelles qui demeurent dans les ténèbres. Chacun est coupable pour tout et pour tous : prendre conscience de cette vérité, c’est déjà être sur la voie de l’amour parfait. Aimer c’est s’avouer coupable, c’est solliciter le pardon.

« et il se mit à pleurnicher. Il était sentimental. Il était méchant et sentimental. » p.29

Dostoïevski s’adresse au lecteur dans un style presque oral. Il l’interpelle, anticipe d’hypothétiques questions (un peu comme Nitzche) et y répond pour faire avancer son roman.

Eloge du miracle et annulation dogmatique et anticipée de toute critique du miracle « Le réaliste qui n’est pas croyant ... préférera douter de ses sens plutôt que que d’admettre le fait ; et même s’il l’admet, il verra là un fait naturel ignoré de lui jusque là » Impossibilité donc de toute critique : mauvaise foi (sans mauvais jeux de mots).